Près de 200 personnes interpellées depuis samedi dans le Rhône
Le procureur de la République de Lyon a annoncé 199 interpellations depuis samedi “à la suite des infractions constatées en marge des manifestations”. Les personnes concernées sont “pour la plupart majeures” et sont suspectées “d’avoir participé aux vols et dégradations de commerces ou d’avoir recelé des objets issus de ces vols aggravés”.
31 personnes ont toutefois été interpellées et placées en garde à vue pour des violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique.
À ce jour, 64 gardes à vue sont toujours en cours. 25 personnes, dont quatre mineurs, ont été déférées aujourd’hui dans des procédures de comparution immédiate ou de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. 25 autres personnes, sont trois mineurs, sont poursuivies et comparaîtront ultérieurement. Enfin, 23 majeurs et six mineurs ont fait l’objet d’une mesure alternative aux poursuites.
La coordination des gilets jaunes du 17 octobre annonce un “acte II” pour samedi prochain
La coordination de gilets jaunes à l’origine des manifestations samedi en France contre le coût de la vie, qui ont viré au chaos dans plusieurs villes, annonce ce matin un “acte II” avec de nouvelles actions pour samedi.
Sur le site 17octobregiletjaune.net, cette coordination a affiché une carte des mobilisations prévues le 24 octobre avec déjà plusieurs dizaines d’actions programmées. “Il y a clairement une énorme poussée pour qu’il y ait un Acte II”, a expliqué à l’AFP Benjamin Ball, éditeur de ce site.
Pour le maire de Paris Centre, il est “difficile de comprendre comment le ministère de l’Intérieur a pu être surpris”
Ariel Weil, maire de Paris Centre, décrit une situation de “crise nationale”.
“Laurent Nuñez a été un très très bon préfet de police (de Paris, NDLR), il connaît parfaitement Paris et le fonctionnement de la police. C’est difficile de comprendre pourquoi et comment le ministère de l’Intérieur a pu être surpris en termes de moyens et d’informations”, se demande-t-il au micro de BFMTV.
“Je ne peux pas l’expliquer et la question aujourd’hui est de faire en sorte que cela ne se reproduise plus.”
“Il n’y avait pas assez” de forces de l’ordre au cœur de Paris, déplore le maire de Paris Centre
Les commerçants “sont choqués, dégoûtés”. Ariel Weil, maire (PS) de Paris Centre, est ce matin allé à la rencontre des habitants et des commerçants de ses arrondissements.
“Je voudrais saluer toutes les forces de l’ordre qui ont été mobilisées (…) mais la réalité est qu’il n’y en avait pas assez samedi soir, et dimanche soir”, déplore-t-il sur BFMTV. “Il y a des pillages qui se sont faits sans qu’il n’y ait une force de police qui soit en mesure d’intervenir au cœur de Paris.”
Il évoque “un sentiment d’abandon” des pouvoirs publics. “Les gens ont la gueule de bois, on ne comprend pas ce qu’il s’est passé et nous-même on a du mal à comprendre pourquoi on a été si démunis en forces de l’ordre.”
“Il faut qu’on s’autorise à mettre un couvre-feu quand c’est nécessaire”, déclare le ministre de la Ville
“Effectivement, on n’a pas tout fait.” Le ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun estime sur BFMTV que le gouvernement va devoir “se donner les outils concrets” pour agir contre les dégradations et les violences.
“Il ne faut pas que l’on ait peur d’utiliser les outils qui existent déjà. (…) Il faut qu’on s’autorise à aller plus loin. Il faut qu’on s’autorise à mettre un couvre-feu quand c’est nécessaire. Il faut qu’on s’autorise à interdire certains rassemblements quand on sent que les conditions de sécurité ne sont pas possibles.”
La métropole de Lyon débloque un fonds de 10 millions d’euros pour aider les commerçants victimes de dégradations
La métropole de Lyon annonce débloquer un fonds de 10 millions d’euros pour aider les commerçants victimes de dégradations.
Sébastien Lecornu va s’exprimer à l’issue de la cellule interministérielle de crise
Le Premier ministre Sébastien Lecornu va s’exprimer à l’issue de la cellule interministérielle de crise, a appris BFMTV. La cellule, qui se déroule actuellement, porte sur trois volets: “économie-commerce”, “assurance” et “suivi judiciaire”.
Tous les rassemblements et manifestations interdits à Marseille de midi à 20h
La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a annoncé avoir pris un arrêté interdisant “tout rassemblement et manifestation sur l’ensemble de la commune” de Marseille de midi à 20h aujourd’hui.
Raphaël Glucksmann appelle à une réponse “extrêmement ferme” sinon “Marine Le Pen bénéficiera du chaos”
“Évidemment”, il y a eu faute de l’État ce week-end vis-à-vis des violences observées dans le pays, constate le candidat Place Publique à l’élection présidentielle Raphaël Glucksmann sur RTL.
“On est dans un moment extrêmement important de notre histoire. Est-ce que la France est encore une République? Est-ce qu’on peut maintenir l’ordre dans notre pays?”, demande-t-il. Le candidat de la gauche socialiste appelle ainsi à une réponse “extrêmement ferme” des autorités face aux violences sinon “la bénéficiaire du chaos sera Marine Le Pen” à laquelle Jean-Luc Mélenchon “aura servi de marchepied”.
“On doit montrer que l’État de droit n’est pas la faiblesse, que la République n’est pas l’impuissance”, a-t-il insisté.
La cellule de crise autour de Sébastien Lecornu commence, une dizaine de ministres présents
La cellule de crise autour de Sébastien Lecornu débute à 10h. Sont présents le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, le garde des Sceaux Gérald Darmanin, le ministre des Petites et moyennes entreprises et du Commerce Serge Papin, le ministre des Comptes publics David Amiel, la ministre de l’Aménagement du territoire Françoise Gatel et le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou.
La porte-parole du gouvernement et ministre de l’Énergie Maud Bregeon participera également à la cellule de crise, tout comme les ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur Édouard Geffray et Philippe Baptiste.
La ministre des Armées Catherine Vautrin et le ministre de l’Économie Roland Lescure sont quant à eux représentés par leur directeur de cabinet respectif.
Jean-Luc Mélenchon prône “une forme de sédition avec la République”, lance Maud Bregeon
Selon la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, La France insoumise a “évidemment une responsabilité morale et politique sur les violences qui traversent le pays”.
“La France insoumise, depuis plusieurs années maintenant, nous a donné l’habitude d’être dans cette stratégie de conflictualisation à outrance de manière complètement assumée. Tout cela relève d’une stratégie électorale extrêmement claire”, lance-t-elle sur LCI.
Pour la ministre de l’Énergie, “Jean-Luc Mélenchon n’a pas juste appelé à manifester. (…) Jean-Luc Mélenchon prône, sans le dire ouvertement parce qu’il est habile, une forme de sédition avec la République ou en tout cas avec les symboles de la République.”
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Le gouvernement va “faciliter” la remise en état des commerces dégradés, assure Maud Bregeon
Le gouvernement fera tout pour “faciliter” la remise en état des commerces directement touchés par les violences du week-end en France, a promis la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.
“Je le dis aux commerçants qui ont subi des dégâts et des dégradations parfois extrêmement graves, (…) nous serons à leurs côtés”, et “tout sera fait pour leur faciliter autant que nécessaire les démarches et la remise en état de leurs commerces”, a affirmé sur LCI Maud Bregeon, par ailleurs ministre déléguée à l’Énergie.
Interrogée sur le coût des dégâts du week-end, Maud Bregeon n’a pas été en mesure d’avancer une estimation à ce stade.
La rue commerçante historique de Marseille Saint-Ferréol “dévastée à 60%”, les commerçants à bout
La présidente de l’association des commerçants du centre-ville de Marseille Nicole Richard-Verspieren annonce sur BFMTV que “la rue Saint-Ferréol, une très grande rue commerçante historique de Marseille, a été dévastée à 60%” lors des violences et des pillages ce week-end.
“Je suis un peu étonnée d’entendre des voix ministérielles dire que l’état d’urgence est possible, mais ma question est de savoir à partir de quel moment on va dire que le pire est encore possible.”
“La semaine prochaine, il y a encore des appels à manifester, qu’est-ce qu’on va devenir?”, demande-t-elle. “C’est insupportable.”
Le ministre de la Ville réclame une “tolérance zéro” envers les “forces du chaos qui s’additionnent”
“On est beaucoup à avoir vécu un week-end d’enfer uniquement parce qu’on se demande comment on en arrive là”, commente le ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun sur BFMTV.
“On vit quelque chose qui est malheureusement nouveau, avec une conjonction de forces du chaos qui s’additionnent”, note-t-il, évoquant des blacks blocks et des membres de l’ultragauche “très préparés” et venus en nombre.
Le ministre réclame une “tolérance zéro” envers les casseurs. “Il faut absolument que l’on puisse avancer sur notre arsenal juridique”, avance-t-il, avec entre autres le texte casseur-payeur “qui doit être impérativement voté le plus vite possible”.
“Au moins 300 à 400 commerces” saccagés en Île-de-France, selon le président régional de la CCI
Dominique Restino, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris Île-de-France, évoque un week-end “terrible” pour les commerçants.
“On n’a pas tous les chiffres, mais il y a au moins 300 à 400 commerces qui ont été dévastés, pillés, saccagés”, déclare-t-il sur BFMTV.
Le maire de Paris critique un “pourrissement” du mouvement social “organisé par le gouvernement”
Le maire PS de Paris Emmanuel Grégoire a lié les violences commises dans la capitale depuis samedi à une “forme de pourrissement de ce mouvement social organisé par le gouvernement”.
“C’est le temps de demander des réponses sur la question politique. S’il y a des casseurs, c’est qu’il y a des mouvements sociaux et qu’il y a une forme de pourrissement de ce mouvement social qui est organisé par le gouvernement”, a déclaré le maire de la capitale sur France Inter.
“Au moins une trentaine” de magasins pillés hier et dans la nuit à Paris, des “scènes insupportables” dénonce le maire
“Au moins une trentaine” de commerces ont été à nouveau pillés hier et dans la nuit à Paris, a annoncé le maire de la capitale Emmanuel Grégoire, décrivant des “scènes insupportables”.
“Ça n’a pas l’ampleur de samedi, mais il y a eu (des) groupes de pilleurs qui se sont répartis dans plusieurs quartiers de la ville”, a indiqué l’élu PS sur France Inter, précisant que cette fois les casseurs agissaient “à visage découvert”. La police a procédé à 351 interpellations hier et dans la nuit dans la capitale, selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
Le maire de Marseille déplore “des doctrines du maintien de l’ordre complètement ahurissantes”
Ceux qui emploient les forces de l’ordre ont eu “des doctrines du maintien de l’ordre complètement ahurissantes”, dénonce Benoît Payan.
“Au moment où 100 mètres derrière eux des dizaines de vitrines étaient cassées, des centaines de vandales entraient dans les commerces pour les piller, nous avions des manifestants qui se faisaient gazer.”
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez est attendu à Marseille aujourd’hui. “J’attends de lui la vérité”, lance-t-il sur BFMTV, tout en déplorant la suppression de la préfecture de police dans les Bouches-du-Rhône.
“Nous sommes la honte de l’Europe ce matin”, dénonce le maire de Marseille
“C’est une perte de contrôle quasiment totale”, assure Benoît Payan, maire (divers gauche) de Marseille, évoquant des “scènes de violences absolument inouïes” ce week-end.
“Nous sommes la honte de l’Europe ce matin. (…) J’ai pensé à l’idée même de ce qu’était la République dans ce pays, qui a été mis à bas. Plus personne n’est capable d’écouter plus personne. On a fait des forces de l’ordre et des manifestants de la chair à canon”, dénonce-t-il.
Et d’ajouter: “on est passé du maintien de l’ordre au rétablissement de l’ordre. Les forces de l’ordre ont été dépassées parce qu’elles n’étaient pas en nombre et qu’elles n’étaient pas organisées.” Il évoque un “fiasco sécuritaire”.
“Si les manifestants n’ont plus de raisons de manifester, il n’y aura plus de pilleurs et de casseurs”: le maire de Lyon appelle à agir pour “prévenir plutôt que guérir”
À Lyon, “on est encore en train de récupérer la ville petit à petit et de nettoyer les dégâts”, déplore Grégory Doucet. Le maire demande un “diagnostic complet sur ce qu’il s’est passé” et aussi à écouter les inquiétudes et les questionnements des manifestants.
“Plutôt que de regarder ce qu’on devrait faire de plus en matière de répression et d’encadrement, est-ce qu’on ne pourrait pas se dire qu’il vaut mieux prévenir que guérir et agir enfin concrètement sur les attentes formulées par les manifestants”, estime l’édile.
“Si les manifestants n’ont plus de raisons de manifester, il n’y aura plus de pilleurs et de casseurs”, conclut-il. Les casseurs “n’ont pas de messages politiques”, mais sont “des imbéciles qui s’en prennent à des biens publics ou privés”. “Détourner l’attention sur un autre sujet ne me semble pas à la hauteur de ce que le pays traverse aujourd’hui.”
Grégory Doucet appelle à “apporter des réponses très rapides” aux commerçants victimes de pillages
Grégory Doucet, maire (Les Écologistes) de Lyon appelle à “apporter des réponses très rapides” aux “centaines de commerçants qui ont vu leur magasin pillé et attaqué” à Lyon, et aux autres magasins dégradés en France.
Pour l’édile, Emmanuel Macron n’a apporté aucune réponse hier lors de son allocation. “On a entendu le président de la République confié à son gouvernement le soin d’apporter des réponses. On a un peu procrastiné sur cette affaire. J’attends des réponses très concrètes.” Il demande “la mise en place d’un fonds de solidarité”, notamment.
Avec les maires de Marseille et de Paris, ils ont demandé à être reçus par le Premier ministre, sans pour l’instant avoir obtenu de date de rendez-vous.
Le préfet des Bouches-du-Rhône ouvre une cellule psychologique pour accompagner les victimes des pillages
À la suite des scènes de pillage observées à Marseille, la préfecture des Bouches-du-Rhône a annoncé déclencher “une cellule psychologique de soutien aux personnes affectées par des actions violentes, afin d’accompagner les commerçants et les salariés victimes sur le plan psychologique”.
Une permanence physique et téléphonique a été mise en place.
“Plus de 80% de poursuites” contre les personnes placées en garde à vue ce week-end
Sur les 2.331 personnes placées en garde à vue depuis samedi en France, 70% sont majeures, note le ministre de la Justice Gérald Darmanin. La plupart sont encore aujourd’hui en garde à vue.
Il y a “plus de 80% de poursuites de la part des procureurs de la République”. “C’est un taux qui n’a jamais été égalé, ce qui montre la fermeté de la justice et le suivi de mes instructions.”
“Dès maintenant, il y a déjà des dizaines de détentions provisoires”, note-t-il, dont 13 à Marseille.
“L’ultragauche”, le point faible des renseignements français selon Gérald Darmanin
“Le renseignement français est au top contre le terrorisme islamiste (…), il est fort contre la criminalité organisée, il est important contre les ingérences étrangères, mais manifestement il ne sait pas lutter correctement contre l’ultragauche”, a déclaré ce matin le garde des Sceaux Gérald Darmanin sur France 2.
Il estime que “dans les années qui viennent”, l’une des menaces de la France sont “les factieux d’ultragauche qui vont vouloir déstabiliser les institutions”.
Gérald Darmanin soutient Laurent Nuñez mais avoue que le gouvernement a “incontestablement failli”
“C’est très dur d’être ministre de l’Intérieur.” Malgré les défaillances en matière de maintien de l’ordre observées ce week-end, le ministre de la Justice Gérald Darmanin soutient Laurent Nuñez.
“Nous avons failli incontestablement ce week-end, il l’a reconnu lui-même. Mais je suis heureux de continuer avec lui pour protéger les Français”, a-t-il déclaré sur France 2.
Laurent Nuñez reconnaît une “perte de contrôle” de la police dans certaines villes
Invité de France Inter, Laurent Nuñez admet une “perte de contrôle” de la police dans certaines villes, après les violences intervenues ce samedi.
La procureure de Paris “ne peut absolument pas confirmer” l’appartenance à l’ultragauche des casseurs
Invitée de TF1, la procureure de la République de Paris Laure Beccuau a assuré qu’elle ne “peut absolument pas confirmer” que les personnes auteures de violences à Paris sont “des personnes politisées vers l’ultragauche”, comme l’a déclaré Laurent Nuñez.
Les personnes placées en garde à vue sont “en grande majorité des gens peu connus” et “gardent le silence et ne donnent pas de revendications politiques”, souligne-t-elle.
Toutefois, elle note aussi que “tous les gens qui ont malheureusement commis des dégradations n’ont pas tous été interpellés”.
Laurent Nuñez admet un “manque d’anticipation” des forces de l’ordre
Laurent Nuñez reconnaît sur France Inter un “manque d’anticipation” dans la mobilisation des forces de l’ordre “disponibles” ce samedi.
“Le sujet qui se pose, c’est que ça ne se reproduise pas (…) Il faut évidemment être meilleure dans l’anticipation de la mobilisation telle qu’elle se produit”, dit le ministre de l’Intérieur.
Au cœur de la crise, Gabriel Attal “comprend” le refus du chef de l’État de la démission de Laurent Nuñez
“Je comprends que le ministre de l’Intérieur ait présenté sa démission, et je comprends que le président de la République l’ait refusé au cœur de la crise”, réagit le candidat Renaissance à la présidentielle Gabriel Attal.
“Dans ce très court terme de gestion de la crise, on n’a pas besoin d’avoir le moindre balbutiement à la tête du ministère de l’Intérieur.”
“Je suis responsable de tout ce qui se passe sur le terrain”: Laurent Nuñez explique pourquoi il a remis sa démission
“Je suis ministre de l’Intérieur, je suis responsable de tout ce qui se passe, bien évidemment, sur le terrain”, déclare Laurent Nuñez, dont Emmanuel Macron a refusé la démission, après les violences intervenues samedi dans plusieurs villes, en marge de la grande mobilisation du 17 octobre.
“Le dispositif que nous avons mis en place s’est trouvé par certains endroits en asymétrie par rapport aux volumes de participants et de manifestants pour les cortèges normaux, mais aussi de casseurs, de pilleurs, et de militants d’ultra gauche qui ont fait dégénéré les cortèges”, reconnaît Laurent Nuñez sur France Inter.
“Je remets ma démission parce que je suis responsable de tout ce qui se passe”, ajoute-t-il.
“S’il faut décréter un état d’urgence” pour rétablir l’ordre, “il faut le faire”, estime Gabriel Attal
En plus de la mobilisation de l’ensemble des forces de police et de gendarmerie pour lutter contre les violences en France, Gabriel Attal demande sur RTL à ce que “tous les moyens qui puissent être utilisés, y compris administratifs, le soit”.
“S’il faut, pour ça, décréter un état d’urgence, il faut le faire”, lance-t-il.
Il dénonce également le “sentiment d’impuntié” des pilleurs qui s’affichent avec des objets volés sur les réseaux sociaux et appelle enfin à “faire des exemples”, les identifier et les punir.
Pour Gabriel Attal, le pouvoir a “évidemment” failli
“Il y a manifestement une faillite dans la capacité à gérer et anticiper cet événement.” Après un week-end de violences, le candidat Renaissance à la présidentielle Gabriel Attal estime que le pouvoir a “évidemment” failli.
“Il est urgent de rétablir l’ordre. Les Français n’attendent qu’une chose: pas une nuit de plus. Donc il doit y avoir des décisions”, lance-t-il sur RTL. Il appelle toutes les forces de l’ordre à se concentrer sur un seul objectif: assurer la sécurité des Français.
Les trois quarts des personnes placées en garde à vue samedi à Paris sont majeures
La procureure de la République Paris annonce des “ratios complètement inversés” concernant l’âge des personnes placées en garde à vue entre la journée de manifestation de samedi et le début des manifestations lycéennes.
“Il y a 77% de majeurs qui ont été placés en garde à vue lors de la première journée de manifestation”, souligne Laure Beccuau sur TF1. Sur les 557 gardes à vue ce samedi à Paris, 433 concernent en effet des personnes de plus de 18 ans.
“La journée a été traumatisante”: l’incompréhension d’une commerçante de Rennes après des violences sur son magasin
“On est un commerce de proximité, on ne comprend pas.” À Rennes aussi, certains commerçants ont subi des pillages et des casses.
“La journée de samedi a été traumatisante”, confie une marchande bretonne. “Tout le monde voulait fermer mais on s’est dit qu’on allait quand même rester dans nos commerces pour les protéger.”
Finalement, elle part de son magasin à 18h, “parce qu’à Rennes ça devenait un peu le chaos”. “Et le soir, les voisins ont filmé des scènes de personnes qui sont venues casser les vitrines”, ajoute-t-elle. Les casseurs ont forcé sa porte avec un parasol et des pavés.
“Ça nous dépasse”, déplore-t-elle. “On adore servir, et on est attaqués.”
Le maire de Limoges appelle à “changer de doctrine en matière de maintien de l’ordre” en urgence
Le maire (LR-Nouvelle Énergie) de Limoges, Guillaume Guérin appelle à “donner les moyens” à la police nationale de pouvoir assurer le maintien de l’ordre, après que sa mairie a été incendiée ce week-end.
“Je crois qu’il est urgent de changer de doctrine en matière de maintien de l’ordre”, estime l’édile sur BFMTV. “Et de se rendre compte que nous avons à faire depuis les débuts de ces manifestations à des gens extrêmement motivés et engagés dans la haine, qui sont entraînés et prêts à la guérilla urbaine.”
Et d’ajouter: “je ne veux plus jamais avoir à revivre ce que j’ai vécu ce week-end.”
Paris, Lyon, Marseille… Nouvelle nuit de violences et de pillages en France
Encore des scènes de tensions cette nuit en plein cœur de Paris. Alors qu’Emmanuel Macron s’adressait aux Français, les heurts se poursuivaient dans les rues de la capitale, notamment autour de la place de la République et du quartier de Châtelet. Des affrontements avec les forces de l’ordre, parfois débordées, ont eu lieu jusqu’à tard dans la nuit.
Des situations hors de contrôle ont aussi été observées à Lyon ou encore à Marseille. Des grands magasins de luxe mais aussi des petits commerces ont été vandalisés et pillés, parfois en direct sur les réseaux sociaux.
Laurent Nuñez a présenté sa démission à Emmanuel Macron, qui l’a refusée
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a présenté sa démission à Emmanuel Macron, qui l’a refusée, a annoncé l’Élysée. Le chef de l’État a toutefois pointé des “défaillances d’anticipation et de renseignements” qui ont “conduit aux violences du 17 octobre”.
Pour mettre fin aux phénomènes de barricades et de pillages, Emmanuel Macron a demandé au ministre de l’Intérieur “de mettre en place au plus vite sur le terrain de nouveaux modes d’action pour les forces de sécurité intérieure en matière de lutte contre les casseurs”.
L’Association des maires de France appelle à des rassemblements pour dénoncer les “attaques graves portées contre les institutions démocratiques”
Après ce week-end de chaos, l’Association des maires de France (AMF) appelle à des rassemblements “à partir de midi” devant les mairies pour dénoncer les “attaques graves portées contre les institutions démocratiques”.
“L’AMF condamne totalement ces agressions et ce vandalisme, dont la violence franchit un seuil inacceptable, à l’occasion de manifestations qui, elles, ont respecté l’ordre public”, écrit l’association dans un communiqué.
Une cellule interministérielle de crise présidée par Sébastien Lecornu attendue à 10h
Face au choc provoqué par les violences, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit tenir à partir de 10h une cellule interministérielle de crise qui portera sur trois volets, “économie-commerce”, “assurance” et “suivi judiciaire”, selon Matignon.
Le Premier ministre a par ailleurs été chargé par Emmanuel Macron de réunir partis, syndicats, collectivités et parlementaires.
“Pays fracturé”, “colère intergénérationnelle”… Les manifestations et les violences vues par les médias internationnaux
Stupeur et consternation dans le monde entier face aux images des heurts et des pillages perpétrés en France ce week-end. Certains médias dénoncent clairement l’échec d’Emmanuel Macron face à la situation.
CNN parle de manifestations “qui sont devenues le symbole d’une colère intergénérationnelle qui n’arrive à satisfaire les demandes de la jeunesse” et d’un président français arrivé à son “sommet d’impopularité”.
Les journalistes espagnols d’El País évoquent “un pays fracturé” avec une extrême droite qui se trouve “aux portes d’Élysée pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale”.
Donald Trump dénonce une France “brisée” et appelle à “fermer les frontières” après les violences observées ce week-end
Les images de pillages et de heurts ce week-end en France ont traversé les frontières et ont été relayées par de nombreux médias étrangers. Tenu au courant de l’actualité française, le président américain a appelé la France sur son réseau social Truthsocial à “fermer les frontières et reprendre le contrôle, avant qu’il ne soit trop tard”.
“La France brûle! L’immigration de personnes issues d’un monde totalement différent, des personnes qui ont la haine au cœur, a brisé ce pays autrefois grand”, écrit-il. Aucun lien n’est établi en France entre les violences perpétrées et des personnes issues de l’immigration.
Les maires de Lyon et de Marseille invités du Face-à-Face sur BFMTV-RMC à 8h30
Les maires de Lyon et de Marseille, Grégory Doucet (Les Écologistes) et Benoît Payan (divers gauche), sont les invités du Face-à-Face d’Apolline de Malherbe ce matin à 8h30 sur BFMTV-RMC.
D’importants heurts ont éclaté dans ces deux grandes villes ce week-end. Près de 100 gardes à vue directement liées aux émeutes ont eu lieu samedi à Marseille, où un groupe de personnes a pénétré brièvement dans l’hôtel de ville. À Lyon, l’office de tourisme a été saccagé puis incendié sur la place Bellecour.
Laurent Nuñez attendu à Marseille, ville frappée par les violences
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, dont la démission a été demandée à gauche, est attendu aujourd’hui à Marseille, ville frappée de plein fouet par les violences.
Les autorités ont recensé jusqu’à 30.000 pilleurs samedi dans la cité phocéenne.
De nouveaux incidents recensés à Paris, l’exécutif veut reprendre la main
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce direct consacré aux suites des violences en marge des manifestations du samedi 17 octobre qui ont provoqué une onde de choc dans le pays.
De nouveaux heurts ont eu lieu hier dans certaines villes et à 1h du matin, la préfecture de police de Paris recensait 117 interpellations.
De son côté, l’exécutif veut agir au lendemain d’une allocution d’Emmanuel Macron qui a promis d’être “intraitable” face aux casseurs.