DIRECT. Violences du 17 octobre: Jordan Bardella déplore des “scènes de guerre civiles” lors des manifestations

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“Ce n’est pas la France du travail” : Jordan Bardella estime que les personnes qui ont manifesté représentent “la France du désordre”

Jordan Bardella, président du RN estime que “ce n’est pas la France du travail dans la rue, c’est la France du désordre”.

“Ceux qui ont cassé (…) ne sont pas des électeurs de Marine Le Pen, Bruno Retailleau ou Emmanuel Macron”, affirme-t-il, sans aucune source à l’appui.

Jordan Bardella déplore des “scènes de guerre civiles” lors des manifestations

Le président du Rassemblement national Jordan Bardella assure que le “pouvoir n’est plus et qu’il n’y a plus personne dans le pays pour protéger les Français et assurer la sécurité face à des scènes qui ressemblent à des scènes de résurrection et de plus en plus de scènes de guerre civile”.

“Je ne crois pas que ce soit la bonne réponse”: Éric Coquerel désapprouve l’instauration des couvre-feux en France

Le député de La France insoumise Éric Coquerel dit s’inquiéter des décisions du gouvernement “à prendre des mesures” comme les couvre-feux ou encore l’idée d’un “état d’urgence” après les violences qui ont émaillé la journée de manifestations du 17 octobre.

“Je ne crois pas que ce soit la bonne réponse”, explique-t-il vis-à-vis des couvre-feux. “Il y a une telle colère, un tel rejet des politiques gouvernementales que ça ne peut pas être freiné même avec des mesures répressives s’il n’y a pas de réponses politiques”, affirme-t-il sur le plateau de BFMTV.

Des mesures de couvre-feu ont été prises en France, notamment à Paris, dans l’hyper-centre de Lyon ou encore à Marseille.

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Violences urbaines: Maud Bregeon promet que “l’État va rendre des comptes”

“L’État va rendre des comptes, l’État va commencer à rendre des comptes” promet Maud Bregeon ce soir sur BFMTV. La porte-parole du gouvernement a rappelé que plusieurs ministres avaient reconnu que “l’État avait failli” lors de la journée du 17 octobre.

“Pour que ça ne se reproduise pas, il faut faire preuve d’une grande lucidité, la priorité c’est le retour à l’ordre public, on voit qu’avec les couvre-feux, la situation s’améliore, se sont des outils proportionnés, efficace, que l’on maintiendra autant que nécessaire”, assure-t-elle.

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Jean-Luc Mélenchon estime qu’il n’y a pas de camp à choisir entre les casseurs et les policiers, “il y a le droit qui est respecté ou pas”

Jean-Luc Mélenchon dit refuser de désigner les policiers comme “l’ennemi”. “Moi je considère l’être humain qui est là, assure-t-il. Mais les gens ne sont pas sur le même plan. Vous exercez votre droit à manifester, une liberté fondamentale prévue par la Constitution, lui (le policier, ndlr) est là parce que c’est son métier et il en assume les risques. On ne parle pas de choses équivalentes”.

Reprochant à Sébastien Lecornu d’avoir demandé de “choisir son camp” entre les casseurs et les policiers il déclare: “Y’a pas de camps dans cette histoire, il y’a le droit qui est respecté ou pas”.

“S’il doit y avoir des camps, ce ne sont pas les fonctionnaires de police contre leur propres gamins. Le sujet c’est d’un coté un peuple qui vient défendre ses revendications et de l’autre coté un gouvernement qui n’écoute pas”, ajoute le leader de La France insoumise.

Jean-Luc Mélenchon défend des “méthodes non violentes” qui “permettent de rassembler”

Dénonçant la répression violente des manifestations, Jean-Luc Mélenchon affirme: “chacun assume sa stratégie. Nous, nous assumons la nôtre parce que nous pensons que les stratégies non violentes sont plus efficaces pour rassembler plus largement”.

“Si vous organisez vous-mêmes un chaos où, quand on y participe, c’est pour se faire démolir la tronche, perdre ses dents, crever les yeux, vous croyez que vous aller rameuter avec vous des milliers de gens? Non, bien sûr que non”, s’est exclamé le candidat à la présidentielle.

Avant de poursuivre: “les méthodes non violentes sont celles qui permettent de se rassembler. Si on n’applique pas des méthodes de cette nature on ne rassemble pas, on fait peur”.

Jean-Luc Mélenchon affirme que le 17 octobre est “un seuil, un passage qui est franchi”

Nous vivons “un moment qu’il faut prendre dans sa gravité et être capable d’analyser politiquement. La gravité résulte des conditions initiales, elle ne résulte pas de la journée du 17 octobre. Le 17 octobre est un seuil, un passage qui est franchi”, déclare Jean-Luc Mélenchon lors de sa conférence “sur le moment politique”.

Ces “conditions initiales” selon lui: “le chômage, la misère qui s’est amplifiée, l’enfermement qui s’est aggravé pour une partie de la poulation” en raison du prix des carburants.

“C’est l’environnement qui conduit à préparer l’état d’exaspération, insiste le candidat à l’élection présidentielle. La chaîne s’est brisée à l’endroit où la charge était la plus forte, je parle des jeunes”.

La préfecture de police de Paris demande aux témoins de violences de lui transmettre leurs vidéos sur une plateforme dédiée

La préfecture de police de Paris annonce le lancement d’une plateforme accessible à tous et dédiée à la transmission de vidéos de violences, pillages et dégradations datant de “ces derniers jours”.

Sur son site, elle explique être intéressée par les événements survenus “à Paris” ou dans “l’un des départements de petite couronne”, à savoir les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.

“N’attendez pas: transmettez toutes vos images aux services de police afin de les aider à identifier et interpeller rapidement les auteurs”, écrit la préfecture de police de Paris.

Le match de Ligue 2 entre Montpellier et le Red Star prévu samedi reporté en raison des nouvelles manifestations annoncées

Le match de Ligue 2 entre Montpellier et le Red Star, prévu samedi après-midi, a été reporté à lundi “à la demande de la préfecture de l’Hérault”, indique la Ligue de football professionnel (LFP).

“En accord avec le diffuseur beIN SPORTS”, cette rencontre de la 10e journée de L2 se déroulera donc finalement lundi à 20h45 précise la LFP. Il s’agit du premier événement sportif professionnel reporté depuis les violences du week-end dernier.

DOCUMENT BFMTV. Sébastien Lecornu adresse un courrier aux chefs de partis avant leur réunion de jeudi, les appelant à partager son exigence de “condamnation de la violence”

Sébastien Lecornu a adressé un courrier aux chefs de partis, en amont de leur réunion à Matignon jeudi à 14h30. Cette dernière doit permettre de faire en sorte que les “responsables politiques disposent d’une information précise sur les événements et les menaces auxquelles nous faisons face”.

Elle doit notamment aborder le sujet de la “doctrine du maintien de l’ordre” mais aussi de la “sécurisation de la campagne présidentielle”.

Dans ce courrier, que BFMTV s’est procuré, le Premier ministre précise que “ces discussions n’auront toutefois de sens que si nous partageons une exigence sans ambiguïté: la condamnation de la violence. La République tient par cette conviction commune qu’aucun désaccord, aucune colère, aucune ambition politique ne peut justifier le recours à la violence.”

La police nationale du Var lance un appel à témoin après les exactions de ce week end à Toulon

La police nationale du Var appelle toutes les personnes ayant “pris des photos ou réalisé des vidéos” à les transmettre aux enquêteurs via l’adresse temoinpolice83@interieur.gouv.fr.

“Afin de faciliter leur exploitation, tout élément de contexte permettant de situer les faits ou de mieux comprendre les images peut être utile, notamment des indications permettant de préciser les circonstances de la scène ou d’orienter les recherches concernant les personnes qui y apparaissent”, indique la police nationale.

Nouveau couvre-feu à Paris à partir de mardi 23h jusqu’à mercredi 6h dans certains quartiers

La préfecture de police de Paris annonce un nouveau couvre-feu à partir de ce soir 23h jusqu’à demain 6h dans certains quartiers.

Sébastien Lecornu entend combattre LFI “dans les urnes”

“Je ne cherche pas à vous interdire, je veux vous combattre politiquement dans les urnes”, a lancé Sébastien Lecornu lors d’une passe d’armes avec la députée LFI Mathilde Panot.

“Consacrer l’opposition comme toute-puissante pour mieux la brutaliser, c’est la stratégie des régimes autoritaires. Les plus dangereux d’entre vous rêvent déjà de nous interdire”, avait lancé l’élue du Val-de-Marne, en référence aux récents propos de Bruno Retailleau et de Gérard Larcher.

Le patron de LR, puis le président du Sénat, ont récemment déclaré que la “question de l’interdiction de LFI se pose”.

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INFO BFMTV. Les consignes de Laurent Nuñez aux préfets pour les prochains jours

Dans un télégramme adressé ce jour aux préfets et que BFMTV a pu consulter, Laurent Nuñez donne ses consignes pour les prochains jours. Il leur demande ainsi d'”interdire les manifestations revendicatives de nature à troubler l’ordre public qui sont prévues ce samedi 24 octobre”.

“Lorsque le dialogue avec les organisateurs n’aura pas permis de créer les conditions de sécurité nécessaires, vous prendrez un arrêté d’interdiction,” précise Laurent Nuñez.
Concernant les manifestations “qui ne présentent pas de risque pour l’ordre public”, Laurent Nuñez demande de “privilégier des itinéraires éloignés des bâtiments publics et des rues commerçantes” et de “renforcer les actions de renseignement afin d’identifier le plus précisément possible le volume de participants, notamment les plus radicaux.”

Le ministre demande également de “prendre des arrêtés périmétriques anti-regroupement” pour “protéger les lieux qui ont fait l’objet d’attroupements et de violences dans le cadre du 17 octobre”.

Enfin, Laurent Nuñez demande aux préfets d’envisager des mesures de couvre-feux. “Des couvre-feux partiels et ciblés pourront être envisagés afin de protéger les lieux fragilisés lors des violences du week-end et les lieux qui pourraient être ciblés par les casseurs à l’occasion de nouveaux attroupements”, précise-t-il.

La préfecture de police restreint le transport individuel de carburant et de gaz à Paris

La préfecture de police de Paris (PP) a pris plusieurs arrêtés interdisant le transport de carburant et de gaz inflammable dans des récipients individuels jusqu’à jeudi compris, pour prévenir tout débordement et violence en marge du mouvement social.

Cet arrêté s’applique dans toute l’agglomération parisienne (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne) et est accompagné de deux autres pour la même période et sur le même périmètre: l’un interdisant le port d’équipements de protection dans un rayon de 100 mètres autour des lycées et des établissements d’enseignement supérieur; l’autre interdisant l’acquisition et la détention d’articles pyrotechniques.

“L’expression démocratique n’a pas eu lieu”: la députée écologiste Léa Balage El Mariky dénonce les obstacles aux manifestants samedi, Laurent Nuñez lui répond que “sans police, il n’y a pas de cortège joyeux”

Léa Balage El Mariky, députée écologiste de Paris interpelle le ministre de l’Intérieur sur la manifestation de samedi, considérant que le dispositif policier a bridé la participation.

Laurent Nuñez a défendu le préfet de police de Paris. “Il a permis au cortège déclaré de cheminer et de se dérouler normalement, je ne suis pas en guerre contre des manifestants, mais je serais toujours en guerre contre les casseurs, les pilleurs”, assure-t-il.

“S’il n’y a pas de police, il n’y a pas de cortège joyeux”, a-t-il ajouté, détournant un propos tenu ce week-end par Jean-Luc Mélenchon.

Léa Balage El Mariky a répliqué. “L’expression démocratique n’a pas eu lieu quand des milliers de personnes ont été empêchées de manifester, quand les gens ont peur de rejoindre les cortèges car ils sont gazés et mutilés. C’est ça votre responsabilité et c’est ça votre bilan, démissionnez!”

Le centre commercial Créteil Soleil évacué suite à des rumeurs de pillages sur les réseaux sociaux

D’après nos informations le centre commercial Créteil Soleil a été fermé sans l’intervention de la police à la suite de des rumeurs de pillages, a confirmé la préfecture de police de Paris à BFM TV.

Rumeurs de pillages à la suite d’appels sur les réseaux ont créé un mouvement de foule.

Laurent Nuñez confirme la mobilisation samedi des unités sentinelle de l’armée pour libérer des policiers de leurs missions de garde statique

Interrogé par le député Renaissance de Paris, Sylvain Maillard sur le dispositif de maintien de l’ordre prévu samedi prochain, Laurent Nuñez a évoqué trois pistes.

“D’abord, nous réfléchissons à la possibilité d’interdire les manifestations qui ne seraient pas déclarées et qui seraient porteuses de troubles à l’ordre public, ou même d’interdire des manifestations déclarées et dont l’organisateur ou le service d’ordre ne nous laisserait pas à penser qu’elle ne va pas déraper.”

Ensuite, le ministre de l’Intérieur a annoncé que les forces Sentinelles seraient déployées “en substitution des forces de sécurité intérieure, principalement sur des gardes statiques, pour dégager des policiers et des gendarmes et assurer des missions de maintien de l’ordre.”

Enfin, l’ancien préfet de police, a convenu de “renforcer le volume d’effectifs disponible, renforcer les unités déployées comme cela avait été fait en juillet 2023 en mobilisant BRI, le GIGN, le Raid, les hélicos, les centaures, les engins lanceurs d’eau.”

Sébastien Lecornu promet de “premières annonces” aux lycéens en “début de semaine prochaine”

Après le lancement d’une consultation nationale à destination des lycéens, Sébastien Lecornu annonce une “restitution” en “début de semaine prochaine” avec de “premières annonces que nous allons mettre sur la table et dont le Parlement pourra s’emparer”.

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“Comptez sur ma fermeté”: interpellé par la députée RN Laure Lavalette sur la réponse aux violences, Laurent Nuñez promet d’être “au rendez-vous”

Laure Lavalette, députée RN du Var interpelle le ministre de l’Intérieur sur le faible nombre d’arrestations à Toulon samedi “où Mayol a été saccagé, où des commerçants ont été attaqués, tout ça pour 20 petites interpellations, il n’y a plus une France qui va bien, il n’y a plus qu’une France qui attend que votre mandat s’écourte.”

Laurent Nuñez, lui a promis de répondre samedi prochain au défi. “Mme la députée, samedi prochain et dans les jours qui viennent, c’est moi qui serait au commande et comptez sur ma fermeté, je n’ai plus à en faire la démonstration, nous serons au rendez-vous”

À Lyon, le couvre-feu reconduit dans l’hyper-centre de 21h à 6h

Le couvre-feu dans l’hyper-centre de Lyon est reconduit de 21h ce soir à 6h demain matin, annonce la préfecture.

“Notre renseignement a vu beaucoup de choses mais pas tout”: Sébastien Lecornu reconnaît des faiblesses dans le dispositif de maintien de l’ordre ce week-end

Interrogé par Marc Fesneau, patron du groupe Modem sur les violences du week-end, Sébastien Lecornu a reconnu que certaines choses “n’ont pas fonctionné.” Il a d’abord évoqué, “la capacité de notre renseignement à tout voir, notre renseignement a vu beaucoup de choses mais pas tout.”

Ensuite, le Premier ministre a regretté “un dispositif trop statique et pas assez mobile dans Paris.” Enfin, il a parlé de la mobilisation des effectifs, peut-être insuffisants.

“Le ministre de l’Intérieur a fait un choix de ne pas annuler les congés de longue durée pour les gendarmes lourdement sollicités.”

Sébastien Lecornu a salué ce choix estimant que “le repos physiologique fait partie des décisions de commandement” et que c’est grâce à cela “qu’il n’y a pas de bavure.”

Sébastien Lecornu annonce un dispositif “massif” pour samedi prochain

Sébastien Lecornu annonce un dispositif sécuritaire “massif” pour l'”acte II” de la mobilisation annoncée pour samedi prochain.

“Nous allons monter en gamme dans le dispositif”, que ce soit en termes de “moyens” ou de “réactivité”, a précisé le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.

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Sébastien Lecornu évoque un “schéma insurrectionnel mené par des groupuscules d’extrême gauche et de l’ultragauche”

Sébastien Lecornu évoque un “mode opératoire” inédit à l’origine des violences du 17 octobre. “Pour la première fois”, les violences ont commencé dès le début du cortège et non à la fin comme auparavant.

“On l’a vu à Marseille dès le matin, un certain nombre d’individus violents de l’extrême gauche et de l’ultra gauche ont fonctionné en essaim pour semer la violence avec méthode”, a-t-il expliqué.

Le Premier ministre évoque aussi “la planification (…) d’un schéma insurrectionnel mené par des groupuscules d’extrême gauche et de l’ultragauche”. L’incendie de la mairie de Limoges “en est un exemple”, selon lui, assurant que les autorités en fourniront les preuves.

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“C’est faux, c’est faux”: Laurent Nuñez dément avoir fait pression sur les renseignements pour incriminer LFI dans les violences

Accusé par Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise de “manipuler les services de renseignement comme l’a révélé Médiapart pour accuser LFI de violences qu’elle a toujours refusé”, Laurent Nuñez a démenti ces faits.

“Vous avez accusé le ministre de l’Intérieur de manipuler les services de renseignement pour les diriger contre La France insoumise, c’est faux M. le député. Jamais il n’a été demandé d’écrire sur la LFI, c’est faux, c’est faux, et c’est votre action de diversion, vous avez jeté de l’huile sur le feu, et vous avez une part de responsabilité.”

Laurent Nuñez reconnait “une part de responsabilité” mais accuse LFI de “soutenir l’ultragauche”

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez reconnaît une “part de responsabilité dans la conception des dispositifs de sécurité” après les violences du 17 octobre.

“Mais vous avez la vôtre”, lance-t-il à Manuel Bompard de la France insoumise, “dans le soutien que vous apportez à l’ultragauche, à l’extrême gauche radicalisée dont on sait très bien qu’ils mettent de l’huile sur le feu”.

Les questions au gouvernement vont débuter, le gouvernement sur le grill

Les questions au gouvernement vont débuter à 15h à l’Assemblée nationale. Une séance de questions-réponses qui s’annonce houleuse pour le Premier ministre Sébastien Lecornu et les autres membres de l’exécutif.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, devrait notamment être interpellé par les oppositions sur la gestion sécuritaire de la journée du 17 octobre.

Un membre de l’Union syndicale des magistrats explique que la justice va “prendre du retard” en raison des violences

Trois jours après les violences du 17 octobre, les magistrats croulent sous les dossiers, ce qui ralentit le traitement d’autres affaires.

“On priorise les troubles à l’ordre public. Quand on fait ça, on ne fait pas le reste”, explique Aurélien Martini, secrétaire général adjoint de l’Union syndicale des magistrats, sur BFMTV.

“C’est normal de prioriser, mais il faut bien avoir conscience que tout le reste va prendre du retard”, souligne-t-il.

Après les violences du 17 octobre, la sidération au plus haut niveau de l’État

La colère monte au sein même de l’exécutif. Plusieurs ministres et membres du gouvernement ont confié auprès de Guillaume Daret, éditorialiste politique BFMTV, leur impression après les violences de ce week-end, témoignant d’une sidération jusqu’au plus haut sommet de l’État.

“C’est catastrophique. Je suis en colère. C’est indéfendable”, confie un ministre. “Le constat c’est que cela monte en ébullition, je me demande comment on s’en sort…”, abonde là encore un ministre.

“Ce n’est pas de la faute à Mélenchon si ça a merdé samedi”, ajoute une membre du gouvernement concernant la stratégie de coller à LFI la responsabilité des exactions dans la rue.

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Deux enquêtes ouvertes après la mort de deux personnes sur la voie publique, “sans qu’aucune responsabilité d’un tiers ne soit suspectée à ce stade”

Deux enquêtes ont été ouvertes à la suite de personnes mortes sur la voie publique, en marge des manifestations depuis ce week-end, a appris BFMTV de la part de la préfecture de police de Paris.

Le premier est un homme de 59 ans, retrouvé inconscient vers 18h20 le 17 octobre sur la voie publique à l’angle de la rue Lancry et du boulevard Magenta. “Compte tenu des conditions de sécurité dégradées aux alentours, la victime est déplacée au centre de secours de Château d’eau où il est décédé à 18h55 malgré les secours prodigués”, selon la préfecture.

Le second a été retrouvé mort hier, lundi 19 octobre à 1h10, au niveau de la rue Berger. Il s’agit d’un homme de 48 ans mort “des suites d’un malaise sur la voie publique malgré l’intervention rapide des sapeurs pompiers”.

“Deux enquêtes pour recherche des causes de la mort ont été ouvertes sur ces deux décès survenus sur la voie publique, sans qu’aucune responsabilité d’un tiers ne soit suspectée à ce stade”, indique la préfecture de police de Paris.

Roland Lescure annonce que les commerçants sinistrés auront accès dès vendredi à un prêt à taux zéro pour leur trésorerie

Le gouvernement va mettre en place “à partir de vendredi” un prêt à taux zéro jusqu’à “50.000 euros”, opéré par Bpifrance, “pour tous les commerces sinistrés” après les violences et les pillages ce week-end, annonce le ministre de l’Économie Roland Lescure.

Ces prêts serviront à soulager la trésorerie des commerçants, qui n’auront qu’à déclarer un sinistre auprès de leur assurance pour avoir “droit à ce prêt de trésorerie”, a précisé Roland Lescure à l’issue d’un “conseil des entreprises exceptionnel” à Bercy.

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“Acte 2” du 24 octobre: les groupes parlementaires demandent que l’Assemblée nationale soit fermée ce week-end, le gouvernement maintient sa décision de faire siéger les députés (info BFMTV)

En conférence des présidents ce matin, tous les groupes parlementaires ont demandé que l’Assemblée nationale ne soit pas ouverte ce week-end, contrairement à la volonté du gouvernement.

Certains groupes évoquent des raisons de sécurité et disent craindre des manifestations aux abords de l’Assemblée nationale alors que “l’acte 2” des manifestations qui se sont déroulées le 17 octobre est prévu ce samedi.

Par ailleurs, pour d’autres groupes, il ne serait pas utile de siéger ce week-end en raison du “peu de chances que le budget de la sécurité sociale soit voté”.

“Il n’y aura pas épuisement des amendements même si ça siège samedi et dimanche. Les groupes se disent que ça ne sert à rien de venir samedi et dimanche”, évoque un participant à la réunion des présidents de ce matin. 

Le gouvernement a toutefois maintenu sa décision. Selon un conseiller gouvernemental, “il y a une volonté d’aller au vote et cela nécessite d’ouvrir ce week-end”. Cette décision peut toujours être revue, d’après cette même source.

Gérald Darmanin annonce “149 incarcérations” après les violences urbaines du week-end dernier

Le ministre de la Justice “se félicite” depuis le tribunal judiciaire de Lille, “des réponses pénales extrêmement importantes” ordonnées par la justice à la suite des violences urbaines de ce week-end.

Gérald Darmanin annonce que “149 incarcérations” de casseurs ou pilleurs présumés ont été réalisées à cette heure, des personnes mises “en détentions provisoires” ou “en mandats de dépôt à la barre des tribunaux”.

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Gérald Darmanin prône “une justice extrêmement ferme”  mais appelle à ne pas “se faire justice soi-même”

Parquets, magistrats… Le garde des Sceaux “remercie très sincèrement tous les appareils du ministère de la Justice”, depuis le tribunal judiciaire de Lille au lendemain du week-end chargé de violences en France et alors que les premiers mis en cause sont jugés.

Gérald Darmanin prône par ailleurs “une justice extrêmement ferme” à l’encontre des émeutiers et casseurs mais appelle chacun “à ne pas se faire justice”.

“Le travail de la justice c’est de se faire la justice au nom de la République, au nom du peuple français et ne pas laisser l’idée qu’il faut faire justice soi-même pour empêcher d’être cambriolé, attaqué ou pillé”, ajoute-t-il

Des affrontements en Guadeloupe malgré le couvre-feu, un axe routier bloqué

La N2 est bloquée à Rivière des Pères, annonce dans un communiqué sur X la préfecture de Guadeloupe. L’axe routier est perturbé “à la suite d’affrontements entre des groupes de délinquants et les forces de l’ordre” dans le secteur de Rivière des Pères (Basse-Terre)”. Les autorités appellent à éviter “impérativement” le secteur.

17 octobre: une quarantaine de personnes interpellées jugées en comparution immédiate aujourd’hui, le parquet de Paris augmente ses moyens

Une quarantaine de manifestants, émeutiers et pilleurs présumés du 17 octobre seront jugés en comparution immédiate cet après-midi à partir de 13h30 au tribunal judiciaire de Paris, a appris BFMTV de source judiciaire.

Ces 40 prévenus seront répartis à partir de 13h30 dans quatre salles différentes. Le parquet de Paris a par ailleurs doublé le nombre de salles vu le nombre inédit de déferrements en cours.

Benoît Payan “prend acte” du couvre-feu instauré à Marseille et appelle à un “déploiement suffisant de forces de police” pour empêcher tout acte de violence

Le maire (Printemps marseillais) de Marseille dit “prendre acte de la décision du préfet d’instaurer à Marseille un couvre-feu, dès ce soir et pour les jours qui viennent”, dans un message posté sur X.

Benoît Payan confirme les contours de celui-ci révélés plus tôt dans la journée par BFMTV et appelle à un “déploiement suffisant” de moyens de police pour empêcher tout acte de violence dans l’ensemble de la cité phocéenne.

“Cette décision, si elle peut soulager les commerces et faciliter le travail des forces de l’ordre, doit être accompagnée d’un déploiement suffisant de forces de police sur l’ensemble de la ville, afin que Marseille ne subisse plus les actes de violence, de casse et de vandalisme que l’on a connus”, déclare-t-il.

Manifestation d’ultradroite à Lyon en marge du couvre-feu: Grégory Doucet “condamne fermement” le rassemblement et prône l'”apaisement”

Le maire (Les Écologistes) de Lyon “condamne fermement” le rassemblement de l’ultradroite qui s’est déroulé hier soir dans la ville, en marge du couvre-feu en vigueur.

“Hier soir, 200 militants d’ultradroite ont défilé rue Victor-Hugo, en pleine Presqu’île, alors qu’un couvre-feu était en vigueur. Je condamne fermement ce rassemblement et les slogans haineux qui y ont été scandés”, déclare-t-il.

“Alors que Lyon traverse des moments difficiles, nous avons besoin d’apaisement, pas de nouvelles tensions. Les règles doivent être les mêmes pour tous. J’ai renouvelé au préfet ma demande d’appliquer le plus rigoureusement les règles de l’État de droit et j’ai également sollicité le ministre de l’Intérieur pour qu’il garantisse l’ordre républicain”, poursuit l’édile de la capitale des Gaules.

Incendie de l’hôtel de ville de Limoges: le maire de Val d’Issoire, proche du lieu de l’interpellation, témoigne sur BFMTV

Pascal Godrie, maire de Val d’Issoire, commune voisine de là où a été arrêté l’un des suspects de l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges, témoigne auprès de BFMTV et dit “ne pas connaître la personne qui a été arrêtée” ce matin.

“Je l’ai appris par des collègues élus et par des administrés (…) qui ont été surpris, à 6h, de voir passer des véhicules de gendarmerie et du Raid”, abonde l’élu qui confie être “très en colère” après ce qu’il s’est passé à Limoges.

Accord à l’Assemblée nationale pour lancer une commission d’enquête après les violences

Les groupes politiques de l’Assemblée nationale se sont accordés ce matin sur l’opportunité de lancer une commission d’enquête sur les violences et scènes de pillages en marge des manifestations du week-end, principalement le 17 octobre, mais aussi sur le dispositif de maintien de l’ordre déployé.

La création d’une telle instance avait été proposée par la présidente de l’Assemblée nationale dimanche. La conférence des présidents, réunissant notamment les chefs de groupe, a opté pour que la commission des lois lance une procédure pour se transformer en commission d’enquête sur ce sujet.

Cibler LFI comme responsable des violences: les insoumis veulent attaquer Laurent Nuñez en justice après des révélations de Mediapart

LFI a annoncé aujourd’hui vouloir poursuivre le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez devant la Cour de justice de la République à la suite de la publication d’un article de Mediapart selon lequel le gouvernement aurait demandé aux services de renseignement de mettre en cause LFI dans les violences du week-end.

“Je vais saisir la Cour de justice de la République contre le ministre Nuñez, parce que fabriquer des faux documents, faire ce qu’on appelle de l’abus d’autorité, c’est-à-dire donner des consignes qui vont au-delà de ses prérogatives, ce sont des délits”, a déclaré le coordinateur national de LFI Manuel Bompard sur franceinfo.

“Si les renseignements territoriaux produisent des rapports mensongers, si on leur demande d’écrire à l’intérieur de ces rapports des choses qui sont fausses (…) ça s’appelle un scandale d’État”, a-t-il martelé.

Hier soir, Mediapart a publié une enquête dans laquelle il cite notamment un commissaire du renseignement territorial affirmant qu’il lui est demandé “texto d’écrire que c’est LFI qui est derrière le mouvement alors que c’est objectivement faux de l’avis général des RT (renseignements territoriaux, ndlr)”.

“Qu’on en vienne à manipuler le travail des renseignements territoriaux pour essayer de cibler la France insoumise et de lui imputer une responsabilité dans des actes sur lesquels elle n’a aucune responsabilité, c’est absolument inacceptable”, a insisté M. Bompard.

Un couvre-feu instauré pour les mineurs dans une partie de Marseille à partir de ce soir

La cité phocéenne y avait pour l’instant échappé, il est désormais déclenché. Un couvre-feu va être instauré “dès ce soir” à partir de 22 heures et jusqu’à 5h, toutes les nuits jusqu’à vendredi pour les mineurs à Marseille, a appris BFMTV d’une source proche du dossier, confirmant une information de nos confrères du Figaro.

Certains secteurs autour de centre commerciaux seront concernés à Marseille, la mesure ne couvrira donc pas l’ensemble de la ville dirigée par Benoît Payan. D’autres communes des Bouches-du-Rhône seront également concernées.

Il s’agit du premier couvre-feu déclenché dans la deuxième ville du pays alors que les autorités avaient jusque-là préféré des renforts policiers au déclenchement de cette mesure.

DIRECT. Violences du 17 octobre: Jordan Bardella déplore des “scènes de guerre civiles” lors des manifestations

Antoine Léaument fustige “les amis fascistes de madame Le Pen (qui) bravent le couvre-feu” après une manifestation d’ultradroite à Lyon

Le député LFI de l’Essonne dénonçait, ce matin, dans un message posté sur X la manifestation d’ultradroite qui s’est déroulée hier soir à Lyon, en marge du couvre-feu dans la ville. Les participants sont qualifiés par l’élus insoumis d'”amis fascistes de madame Le Pen” qui “bravent le couvre-feu”.

Antoine Léaument s’interroge par ailleurs: “Réaction de la police? Inexistante. Est-ce par consigne de Nuñez? Est-ce par consigne du préfet?”.

Les autorités ont depuis pris la parole publiquement pour dénoncer ce rassemblement sauvage, qui s’est lui-même déroulé en marge d’une autre manifestation “en soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre” et qui a réuni “entre 200 et 350 personnes” avant l’entrée en vigueur du couvre-feu dans la capitale des Gaules.

“Le préfet est furieux de cette volonté de récupération. Il n’acceptera aucune expression qui tombe sous le coup de la loi parce qu’elle constituerait un appel à la haine et tout attroupement qui générerait un trouble à l’ordre public”, ont par ailleurs ajouté les services de la préfecture du Rhône.

“Le préfet est furieux”: à Lyon, une manifestation de l’ultradroite en marge du couvre-feu ulcère les autorités

Hier, une manifestation s’est tenue “en soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre” et a réuni “entre 200 et 350 personnes” avant l’entrée en vigueur du couvre-feu à Lyon, indique la préfecture du Rhône dans un communiqué.

Celle-ci a rassemblé “élus en écharpe, commerçants et habitants” et “s’est dispersée de manière à respecter le couvre-feu”, sans provoquer d’incident, toujours selon les autorités.

Toutefois, “au moment de la dispersion, des individus identifiés a posteriori comme appartenant à l’ultradroite se sont alors constitués en groupe après s’être mêlés de manière insidieuse au rassemblement pour le récupérer”, écrit la préfecture.

Le groupe d’ultradroite a alors “emprunté la rue Victor Hugo en direction de la sortie du périmètre, sortant une banderole, et se sont dispersés aux alentours de 21h place Carnot qui n’est pas comprise dans le périmètre du couvre-feu”, là encore sans provoquer de trouble à l’ordre public. Ceux-ci ont notamment été filmés en train de crier: “la rue, la France nous appartient”.

“Le préfet est furieux de cette volonté de récupération. Il n’acceptera aucune expression qui tombe sous le coup de la loi parce qu’elle constituerait un appel à la haine et tout attroupement qui générerait un trouble à l’ordre public”, affirment les autorités rhodaniennes.

DIRECT. Violences du 17 octobre: Jordan Bardella déplore des “scènes de guerre civiles” lors des manifestations

Le patron des lingeries Etam demande à Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu de “faire appel à l’armée pour le maintien de l’ordre”

Un risque de 15 millions d’euros pour le groupe si les violences se poursuivent. Après un week-end noir pour les magasins de lingerie Etam, Laurent Milchior, co-gérant du groupe, lance un appel au président de la République et au Premier ministre sur BFM Business: “faire appel à l’armée pour le maintien de l’ordre”.

Samedi, quatre magasins ont notamment été “complètement” pillés, quand 120 ont été fermés avant 13h ou pendant la journée.

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DIRECT. Violences du 17 octobre: Jordan Bardella déplore des “scènes de guerre civiles” lors des manifestations

La maire de Denain évoque une “nuit calme” et “espère” lever le couvre-feu dans sa ville “le plus vite possible”

Anne-Lise Dufour-Tonini, maire de la ville de Denain (Nord) touchée par des violences ce week-end, indique que “la nuit a été calme”. Alors qu’elle a mis en place le couvre-feu dans sa commune dès dimanche soir, l’élue confie sur BFMTV espérer “pouvoir le lever le plus vite possible”.

DIRECT. Violences du 17 octobre: Jordan Bardella déplore des “scènes de guerre civiles” lors des manifestations

Vers un nouveau couvre-feu “dès ce soir” à Marseille?

Une réunion vient de se terminer en préfecture des Bouches-du-Rhône pour statuer sur l’éventuelle instauration d’un nouveau couvre-feu dans la cité phocéenne “dès ce soir”, selon les informations de BFMTV. Pour l’heure, les mesures décidées n’ont pas été communiquées.

Le suspect interpellé de l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges est fiché S pour son appartenance à la mouvance de l’ultragauche

L’homme interpellé dans la Haute-Vienne, suspecté de l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges, est fiché S pour son appartenance à la mouvance de l’ultragauche, a appris BFMTV d’une source proche de l’enquête.

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DIRECT. Violences du 17 octobre: Jordan Bardella déplore des “scènes de guerre civiles” lors des manifestations

“Nous sommes la risée du monde”: Mathilde Panot dénonce un “fiasco total de l’État” et une ” doctrine de maintien de l’ordre qui choque le monde entier”

Sur LCI ce matin, la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale a dénoncé “un fiasco total de l’État” après les images de violents dégâts du 17 octobre.

“Un fiasco d’un gouvernement (…) qui a fait une doctrine de maintien de l’ordre qui choque le monde entier, nous sommes la risée du monde”, juge Mathilde Panot.

La Sous-direction anti-terroriste co-saisie de l’enquête sur l’incendie de la mairie de Limoges, le Pnat toujours en observation

La Sous-direction anti-terroriste (SDAT) est co-saisie de l’enquête sur l’incendie de la mairie de Limoges au titre de sa mission de lutte contre les extrémismes violents, a appris BFMTV de source judiciaire.

Cet acte n’est donc pas considéré à ce stade comme du terrorisme. Le parquet antiterroriste (Pnat) fait savoir ce matin auprès de BFMTV qu’il reste toujours en observation.

Manuel Bompard fustige “un scandale d’État” alors que le gouvernement “essaie de se défausser de ce fiasco en ciblant LFI”

Le coordinateur de LFI fustige, ce matin sur LCI, “un incroyable exercice de manipulation” de la part du gouvernement, s’apparentant “à un scandale d’État quand le gouvernement essaie de se défausser de ce fiasco en ciblant” son parti.

Ces déclarations font suite à un article de nos confrères de Mediapart citant des policiers racontant avoir eu comme consigne de cibler le parti de Jean-Luc Mélenchon comme responsable des exactions commises.

Manuel Bompard a par ailleurs évoqué son “émotion” face aux images de dégradations dans des commerces, dont la colère de leur propriétaire s’ajoute à celles des lycéens et des étudiants.

La préfecture de police de Paris annonce l’interpellation de 13 personnes à Rosny-sous-Bois lors d’une tentative de pillage d’un centre commercial

Hier, 13 personnes “cagoulées” et qui “ont fait irruption dans un centre commercial dans le but d’y commettre des exactions”, ont été interpellées, annonce ce matin la préfecture de police de Paris.

“La plupart étaient en possession de masques et de sérum physiologique”, ajoute les autorités dans leur communiqué posté sur X.

Le gilet jaune géant placé sur la statue de la République retiré ce matin, des agents débutent le nettoyage des tags

Quelques heures seulement après la levée du couvre-feu près de la place de la République à Paris, le gilet jaune géant installé depuis le 17 octobre dernier par des manifestants sur la statue trônant en son centre, a été retiré, a constaté sur place un journaliste de BFMTV.

Les agents de nettoyage de la municipalité vont désormais entamer, pour plusieurs jours, le nettoyage au karcher des tags de la colonnade et du socle de la statue.

17 octobre: Jean-Philippe Tanguy favorable à une commission d’enquête parlementaire

Le député RN de la Somme se dit favorable à la tenue d’une commission d’enquête parlementaire sur les violences du 17 octobre en France.

Celle-ci “doit se tenir”, affirme Jean-Philippe Tanguy. “Si on peut avoir des informations, c’est bien”, tranche-t-il.

L’un des suspects de l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges interpellé dans la Haute-Vienne

Un homme a été interpellé dans la Haute-Vienne, trois jours après l’incendie du 17 octobre ayant ravagé l’hôtel de ville de Limoges, a appris BFMTV d’une source proche de l’enquête et par le parquet de Limoges.

Le suspect a été arrêté avec l’aide de l’antenne du Raid de Bordeaux. Celui-ci a été placé en garde à vue.

Jean-Philippe Tanguy juge que l’état d’urgence n’est qu'”un slogan” et “n’a pas d’intérêt”

Sur BFMTV-RMC, le député RN de la Somme estime que les couvre-feux sont “plus utiles localement” que le déclenchement de l’état d’urgence. “Il faut que les mesures correspondent à des situations et à rétablir le calme”, estime-t-il.

“L’état d’urgence, comme le réclame Gabriel Attal ou Bruno Retailleau, c’est un slogan, en tant que politicien avoir quelque chose à dire, ça n’a pas d’intérêt”, tranche Jean-Philippe Tanguy.

Pris à partie dans un taxi lors des violences à Paris, Jean-Philippe Tanguy raconte “une scène de chaos”

Samedi, lors des violences à Paris, le député RN Jean-Philippe Tanguy dit avoir été pris à partie lorsqu’il était dans un taxi. Ce dernier décrit sur BFMTV-RMC “une scène, au milieu de la fumée, de chaos”.

“Ce que j’ai ressenti par rapport aux commerçants et aux personnes violentées, ce n’est pas très grave”, nuance-t-il, tout en fustigeant une “haine politique” et des “gens animés par la détestation”.

Plus d’informations ici.

Police et gendarmerie notent une nuit calme sous couvre-feu, quelques incidents signalés en Martinique

“Rien de particulier ne remonte” sur d’éventuels non-respects du couvre-feu, note auprès de BFMTV une source policière concernant la zone sécurisée par la police (essentiellement les villes hors Paris), allant dans le sens de la nuit calme saluée il y a quelques minutes par le Premier ministre.

Même son de cloche pour les zones sécurisées par la gendarmerie. Rien n’a été signalé cette nuit, à part dans les outre-mer où des manifestations en Martinique sur la vie chère ont été émaillées de quelques incidents.

Gérald Darmanin estime qu’on n’a “pas besoin de l’état d’urgence” et dit ne pas vouloir priver “tous les Français de leurs libertés individuelles” en raison de “quelques milliers de délinquants et d’emmerdeurs”

Sur CNews-Europe 1, le ministre de la Justice dit que les commerçants “ont raison de dire que “l’État a failli” alors que la sécurité “n’a pas été constatée” ce week-end, tout en appelant à “en tirer toutes les conséquences”.

Par ailleurs, Gérald Darmanin affirme qu'”on n’a pas besoin de mettre en place l’état d’urgence, de priver tous les Français de leurs libertés individuelles, parce qu’on a quelques milliers de délinquants et d’emmerdeurs”.

L’ex-ministre de l’Intérieur affirme notamment qu’il a dû gérer les émeutes “bien plus méchantes et puissantes” après la mort de Nahel dans le pays. “L’ordre a été rétabli en trois jours sur le territoire national”, selon lui, qui estime qu’il n’y a pas besoin des mesures de l’état d’urgence, juste “beaucoup de fermeté”.

Emmanuel Macron n’a d’ailleurs “jamais évoqué” la mise en place de l’état d’urgence, selon le garde des Sceaux.

Le président du Medef Patrick Martin juge que l’État “a été défaillant” ce week-end face aux violences

Le président du Medef Patrick Martin a accusé ce matin l’État d’avoir “été défaillant” pendant les violences urbaines qui ont touché ce week-end “au moins” 3.000 commerces en France selon de premières estimations gouvernementales.

“C’est à l’État de prendre en charge (les pertes d’exploitations de ceux qui ne sont pas assurés) parce qu’on paye des impôts, y compris pour assurer le maintien de l’ordre”, a estimé Patrick Martin sur RMC, ajoutant que l’État “a été défaillant sur ce point précis”.

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DIRECT. Violences du 17 octobre: Jordan Bardella déplore des “scènes de guerre civiles” lors des manifestations

Yaël Braun-Pivet juge que les questions du maintien de l’ordre ne doivent pas “éclipser” le débat budgétaire et les revendications des manifestants

Les revendications pas assez mises en lumière par le gouvernement mais trop de maintien de l’ordre? “Oui”, juge ce matin sur France inter la présidente de l’Assemblée, qui rappelle que “des centaines de milliers de nos compatriotes ont manifesté pacifiquement” avant les violences liées aux casseurs. “Il faut les entendre”, juge-t-elle.

Yaël Braun-Pivet appelle “à prendre soin des jeunes” et estime qu’il ne “faut pas que ces questions légitimes autour du maintien de l’ordre éclipsent la question budgétaire et les revendications des manifestants qui sont extrêmement importantes”.

David Lisnard “se réjouit” que la nuit ait été calme mais “attend la prochaine vague” de violences dans le pays

Il faut “se réjouir” que la nuit ait été calme, salue sur RTL David Lisnard, le maire (Nouvelle Énergie) de Cannes. Celui-ci juge par ailleurs que le couvre-feu “peut être une bonne mesure circonstanciée, provisoire, dans certains lieux”.

Toutefois, David Lisnard “attend la prochaine vague” de violences dans le pays. Victoire du PSG, mort de Nahel… “Chaque fois on voit une montée du degré de violence”, estime-t-il.

“L’ordre conditionne tout le reste, la liberté, la prospérité, la paix. C’est indispensable”, ajoute le candidat à la présidentielle.

Couvre-feux: Fabien Roussel juge qu’il est “grave d’en arriver à ces mesures ultimes”

Le candidat PCF à l’élection présidentielle juge que les couvre-feux, mis en place la nuit dernière pour éviter de nouvelles violences de casseurs, sont “un aveu d’échec” de la part du gouvernement.

Fabien Roussel juge sur TF1 qu’il est “grave d’en arriver à ces mesures ultimes”.

Sébastien Lecornu affirme que les couvre-feux “ont contribué au calme”, de nouvelles restrictions annoncées ce soir “là où la situation le nécessite”

Dans un message posté sur X, le Premier ministre affirme que “les couvre-feux ciblés ont contribué au calme de cette nuit” en France et que de nouveaux couvre-feux pourront être annoncés la nuit prochaine “là où la situation le nécessite”.

“Ces décisions seront prises sur le terrain, par les préfets, en lien avec les maires”, poursuit le chef du gouvernement.

Réunions d’urgence et mesures de soutien aux commerçants… Sous pression, le gouvernement enchaîne les rencontres

Sous pression, le gouvernement prévoit une nouvelle série de réunions d’urgence aujourd’hui, à commencer par une rencontre avec les représentants des “principales plateformes de réseaux sociaux”, tandis que Bercy accueillera de son côté un “conseil des entreprises exceptionnel”, en présence des ministres Roland Lescure (Économie), Jean-Pierre Farandou, Serge Papin et David Amiel (Comptes publics).

“Nous annoncerons les mesures de soutien aux commerçants et artisans directement impactés, pour leur assurer une reprise rapide de leur activité”, a précisé Roland Lescure.

Les images d’un hélicoptère ayant survolé Paris cette nuit, en plein couvre-feu

Un large faisceau lumineux qui balaye le ciel parisien en pleine nuit. Sur les réseaux sociaux, plusieurs vidéos ont été relayées par des internautes surpris de voir un hélicoptère de la gendarmerie survoler Paris, en pleine, alors que certains quartiers de la capitale étaient placés sous couvre-feu.

Les images montrent notamment l’appareil voler au-dessus de la place de la République, du quartier des Halles et de Châtelet, eux-mêmes surveillés par d’importants moyens policiers. Une information également relayée par l’AFP.

Le Premier ministre se rendra à Limoges vendredi

Le Premier ministre Sébastien Lecornu se rendra vendredi à Limoges, théâtre de violentes manifestations qui ont abouti à l’incendie de la mairie, a annoncé Matignon hier soir.

Le beffroi de l’Hôtel de Ville de Limoges s’est effondré samedi, après que des manifestants y ont mis le feu.

La police “a manqué de moyens” et “reculé” face aux casseurs, “à Limoges comme dans d’autres villes”, a fustigé son maire Guillaume Guérin (LR), réclamant au gouvernement “un plan Marshall” et “une pluie de millions” pour reconstruire l’hôtel de ville, et jugeant que “l’État a failli”.

Dans une lettre adressée dimanche à Guillaume Guérin, le Premier ministre Sébastien Lecornu a quant à lui promis que la mairie serait reconstruite avec l’aide de l’État “car elle est le symbole d’une Nation qui ne se laisse ni abattre, ni intimider”.

Des couvre-feux localisés mis en place dans plusieurs villes

Bonjour à toutes et tous et bienvenue dans ce direct, trois jours désormais après les violences qui ont émaillé la France en marge des manifestations du 17 octobre.

Sur instruction de Sébastien Lecornu, des préfets ont mis en place des couvre-feux partiels et localisés dans plusieurs villes. Des mesures en vigueur dès hier soir, notamment à Paris et Lyon.



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