- Quelque 70.000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour la nouvelle journée de mobilisation sociale prévue samedi, “un dispositif exceptionnel” reconduit, a annoncé le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, alertant sur une journée “à risque très élevé de troubles à l’ordre public”.
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Lycées, facs, gilets jaunes… Une France entre colère sociale et violences urbaines
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Les éléments marquants
70.000 FORCES DE L’ORDRE SAMEDI
Quelque 70.000 forces de l’ordre seront mobilisées le 31 octobre, “un dispositif exceptionnel” similaire à celui du 24 octobre, annonce le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. “Nous avons procédé à des rappels sur les congés et à la suppression des repos. L’ensemble des forces mobiles disponibles sont mobilisées.”
Manifestations du 31 octobre : Laurent Nunez détaille le dispositif de sécurité
Minute par minute
PARCOURSUP : JEAN-MICHEL BLANQUER SUR LCI
“Si on supprime Parcoursup, vous allez vous retrouver dans un désordre considérable”, défend sur LCI l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. “Je ne dis pas que c’est parfait, il y a des améliorations à faire, mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Montrez-moi un pays qui fait quelque chose de plus intéressant et imitons-le en partie. Parcoursup n’est qu’une plateforme de rencontre entre les demandes des étudiants et les formations des universités. À la fin, c’est l’université qui décide en y faisant entrer ceux qui semblent les mieux préparés.”
PARIS : L’INTERSYNDICALE ATTAQUE LA PRÉFECTURE EN JUSTICE
Dans un communiqué, l’intersyndicale Île-de-France déplore le parcours porte de Bagnolet – porte de Charenton proposé par la préfecture de police pour samedi 31 octobre. “L’intersyndicale refuse de tomber dans le piège tendu par la préfecture lors de la manifestation du 24 octobre, consistant à sortir un arrêté d’interdiction bien trop tard pour nous empêcher de le contester devant le tribunal”, écrit-elle.
“Nos organisations attaquent donc au tribunal la préfecture pour enjoindre cette dernière à édicter son arrêté d’interdiction au plus vite, afin que nous puissions le contester”, poursuit-elle. “L’intersyndicale reste déterminée à faire respecter le droit fondamental de manifester, y compris le choix du parcours.”
“LA DISSIMULATION DU VISAGE EST INTERDITE”
“Compte tenu des appels extrêmement violents que nous voyons sur les réseaux sociaux, il est bien évident que si des personnes venaient à répondre à ces appels sur des places publiques, ce sera considéré comme étant des attroupements visant à commettre des violences. Elles seront dispersées et nous interpellerons les gens”, prévient le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
“La dissimulation du visage dans l’espace public est interdite depuis une loi de 2010. Et depuis 2019, dissimuler le visage au cours d’une manifestation avec des troubles à l’ordre public, c’est même un délit”, rappelle-t-il. “Nous appliquerons ces textes.”
LA MOBILISATION “AUSSI IMPORTANTE QUE LE 24 OCTOBRE”
“Nous pouvons penser que la mobilisation sera aussi importante que celle du 24 octobre”, indique le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
“PLUS D’UN MILLIER DE FORCES DE L’ORDRE BLESSÉES”
“Nous avons dépassé le millier de forces de l’ordre blessées”, annonce le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, précisément 1.193 depuis le début de la colère lycéenne. “C’est conséquent. Fort heureusement, ce sont surtout des blessures légères, mais des fonctionnaires de police ont été hospitalisés.”
“LES CORTÈGES ENCADRÉS ET SÉCURISÉS”
“Les cortèges, partout où les préfets les auront validés, seront encadrés et sécurisés pour que la liberté de manifester et la liberté d’expression puissent s’exprimer”, poursuit le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. “Nous voulons faire en sorte que cette journée se déroule dans les meilleures conditions possibles, avec un ordre public irréprochable. Nous aurons une réponse extrêmement ferme avec les fauteurs de troubles.”
“UN DISPOSITIF POUR PROTÉGER LES CENTRES-VILLES”
“Je veux dire à nos commerçants que le dispositif mis en place pour protéger les centres-villes sera reconduit, comme celui mis en place pour protéger les centres commerciaux en périphérie des villes”, indique le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. “Tout le monde est sur le pont pour apporter une réponse extrêmement ferme aux débordements.”
“AUCUN DÉBORDEMENT TOLÉRÉ”
“Nous ne tolérerons aucun débordement”, affirme le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. “J’ai demandé des doctrines d’extrême fermeté, avec beaucoup de réactivité et de mobilité. Les forces seront prépositionnées sur l’ensemble du territoire national, avec des contrôles de flux en amont de l’accès à ces villes. Le niveau de contrôle sera plus élevé que le 24 octobre.”
70.000 FORCES DE L’ORDRE SAMEDI
Quelque 70.000 forces de l’ordre seront mobilisées le 31 octobre, “un dispositif exceptionnel” similaire à celui du 24 octobre, annonce le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. “Nous avons procédé à des rappels sur les congés et à la suppression des repos. L’ensemble des forces mobiles disponibles sont mobilisées.”
Manifestations du 31 octobre : Laurent Nunez détaille le dispositif de sécurité
“RISQUE TRÈS ÉLEVÉ DE TROUBLES À L’ORDRE PUBLIC”
“La journée du 31 octobre est à risque très élevé de troubles à l’ordre public”, prévient le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. “C’est une journée qui présente un caractère atypique. Elle se poursuivra probablement très tard dans la soirée. Cela nous conduit à déployer un dispositif policier extrêmement important.”
LES RASSEMBLEMENTS EN SOIRÉE “INTERDITS” EN CAS D’APPEL À LA VIOLENCE
Samedi, journée d’Halloween, “nous enregistrons de nombreux appels à rassemblement aux alentours de 20h”, note le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. “Les messages sont particulièrement violents. Ils appellent à faire la révolution, à mettre en place l’insurrection. On est très loin de caractères revendicatifs ou festifs. Ces rassemblements seront bien évidemment interdits. S’ils venaient à se tenir, ils seront dispersés et il y aura des interpellations.”
“DES MANIFESTATIONS PAS DANS LES CENTRE-VILLES”
“Les règles qui s’appliqueront seront les mêmes que celles qui ont prévalu le 24 octobre”, annonce le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. “Compte tenu des troubles graves à l’ordre public qui ont eu lieu le 17 octobre, localement, les préfets prendront des décisions qui autoriseront ces rassemblements, mais pas dans les centres-villes. Les préfets prendront des arrêtés d’interdiction partiels.”
NICE
Le préfet des Alpes-Maritimes indique avoir “signalé 40 individus au procureur de la République de Nice”. Tous sont “liés à l’ultradroite” après des rixes samedi dernier “entre des individus issus de l’ultradroite et des manifestants, dont certains membres de l’ultragauche”.
“Une partie est connue des services de renseignement ou des services judiciaires, notamment pour son implication dans des phénomènes de supportérisme violent dans le football”, précise-t-il. Il ajoute que “samedi, un dispositif spécifique sera mis en œuvre par la police nationale pour prévenir et interpeller tout groupe qui tenterait de s’en prendre physiquement aux manifestants”.
MANIFESTATION À LYON
La manifestation de samedi à Lyon aura lieu entre la Manufacture des Tabacs et la place Jean Macé, indique la préfecture du Rhône.
PARIS : COUVRE-FEU POUR LES MINEURS
La préfecture de police a pris un arrêté pour imposer un couvre-feu aux mineurs dans certains secteurs de la capitale. Il s’applique “du vendredi 30 octobre à 21h jusqu’au samedi 31 octobre à 6h, du samedi 31 octobre à 21h jusqu’au dimanche 1ᵉʳ novembre à 6h, et du dimanche 1ᵉʳ novembre à 21H au lundi 2 novembre 2026 à 6h”.
“Il est interdit à toute personne mineure, non accompagnée par au moins un de ses représentants légaux, de circuler ou de stationner sur la voie publique dans les secteurs identifiés”, précise la préfecture.
RASSEMBLEMENTS NON DÉCLARÉS
Les rassemblements non déclarés sont interdits jusqu’à lundi dans certains secteurs de Paris, selon un arrêté de la préfecture de police. “La présence et la circulation des personnes participant à des cortèges, défilés et rassemblements qui n’ont pas été déclarés, dans les conditions fixées par la loi, sont interdites à Paris dans les périmètres délimités”, peut-on y lire.
“UN PROBLÈME DE TRANSPARENCE”
Les premiers responsables lycéens qui ont quitté la réunion avec Laurent Nuñez à Beauvau restent sur leur faim. “On a un problème de transparence aujourd’hui. On a demandé d’avoir beaucoup plus de chiffres, notamment quant aux lycéens qui ont été arrêtés, qui ont été violentés. On ne les a pas. On a nécessité de les avoir”, souligne notamment Nathanaël Combary, président du conseil d’administration du mouvement Renouveau lycéen.
Manifestations : “La mobilisation lycéenne va continuer”, réagissent les lycéens
INQUIÉTUDE POUR LE 31 OCTOBRE
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, demande aux préfets de prévoir “un dispositif opérationnel robuste” pour la journée de manifestations samedi, qui coïncide avec la fête d’Halloween, et met en garde contre “un risque de violences urbaines très élevé”.
La coordination des gilets jaunes et des organisations syndicales de lycéens et étudiants ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation sociale samedi, notamment contre “la vie chère”.
Pour cette journée, “ont été repérés sur les réseaux sociaux de multiples appels à rassemblements dans les centres-villes, sur toutes les places publiques, au prétexte de la fête d’Halloween”, écrit le ministre dans un télégramme que TF1-LCI a pu consulter.
DISPOSITIF DE SÉCURITÉ
Le dispositif de sécurité pour les manifestations de samedi 31 octobre sera présenté à partir de 18h par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Une prise de parole à suivre en direct sur LCI (canal 15).
FAUT-IL ENCADRER LES RÉSEAUX SOCIAUX ?
Les réseaux sociaux doivent-ils être encadrés dans le cadre de violences urbaines ? Dans le projet de loi “casseurs-payeurs”, le gouvernement entend imposer aux plateformes un délai restreint pour supprimer les contenus appelant à la violence.
Émeutes : peut-on encadrer les réseaux sociaux ?
LES LYCÉENS AU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR
La réunion entre le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez et les représentants des syndicats lycéens et des organisations étudiantes vient de démarrer place Beauvau.
CE QUE VONT DEMANDER LES LYCÉENS À LAURENT NUÑEZ
“On va pouvoir évoquer trois points avec Laurent Nuñez”, lors de la réunion à Beauvau, assure Nathanaël Combary, président du conseil d’administration de Renouveau lycéen. “Dans un premier temps, une révision de la doctrine de maintien de l’ordre : on a vu que les grenades de désencerclement n’étaient peut-être pas la chose la plus adaptée vis-à-vis des lycéens. On va aussi évoquer l’usage des LBD, des gaz lacrymogènes”, détaille-t-il, mettant l’accent sur la “proportionnalité”.
Ensuite, “on va avoir tout un point sur la transparence : on va demander les chiffres sur les interpellations des lycéens, sur le nombre de lycéens qui ont été blessés ou en garde à vue”, explique le représentant. Et enfin, “on va demander un point de situation sur comment adapter la doctrine du maintien de l’ordre en vue de la rentrée pour prévenir plus facilement et efficacement les actions de la police”.
UNE RÉUNION À BEAUVAU
Une réunion débute à 15h à Beauvau. Laurent Nuñez y reçoit les organisations de lycéens, avant la nouvelle journée de mobilisation prévue samedi. Les organisations étudiantes, qui ont insisté pour participer à cette entrevue, seront également présentes, rapporte Ouest France, qui a contacté l’Unef et la Fage.
DES MANIFESTATIONS INTERDITES
“À la demande du Ministre de l’Intérieur, au regard des risques de troubles à l’ordre public notamment à la suite de l’attentat de Trappes, le préfet de Police et le préfet des Hauts-de-Seine ont pris respectivement des arrêtés d’interdiction de la manifestation de voie publique organisée à Paris dimanche”, indique la préfecture de police de Paris. “Le forum organisé au Plessis-Robinson samedi, par le collectif Objectif Remigration”, est également annulé par les autorités.
DES FORCES DE L’ORDRE “SUFFISAMMENT BIEN RÉPARTIES”
“Il faut faire en sorte que les forces de sécurité soient suffisamment bien réparties pour assurer le maintien de l’ordre partout où il doit l’être. Il y a une lassitude et une fatigue de nos forces de sécurité”, affirme Prisca Thévenot, députée Ensemble pour la République, sur LCI.
“PAS LA VIOLENCE”
“Je suis fils de routier et d’instit’ de l’Ain. Je ne viens pas de la cuisse de Jupiter, je n’ai pas été élevé dans l’opulence, j’ai connu des difficultés dans ma famille… ça ne m’a jamais incité à la violence, à considérer que j’avais un droit de revanche”, affirme Guillaume Lacroix, patron du Parti radical de gauche, sur Sud Radio. “Ça m’a appris qu’il fallait se battre contre le mépris, contre le mépris de classe, contre les assignations sociales, contre le plafond de verre. Ces bagarres sont utiles au pays, mais ce n’est pas la violence”, poursuit-il. “Je ne ferai jamais de lien entre les difficultés des uns et le droit à la violence des autres”, martèle-t-il encore.
“LE 17 OCTOBRE, C’EST UN DÉBUT”
“Ces commerçants qui ont vécu quelque chose de dramatique, terrible. Que ça se casse la gueule (sic) parce que des gens ont tout cassé, c’est franchement terrible”, affirme Benjamin Ball, le porte-parole de la coordination des gilets jaunes. “Le 17 octobre, c’est un début. On voit qu’il y a besoin d’aller plus loin, d’élargir le mouvement (de mobilisation). Je comprends que des gens aient peur. Mais il y a une immense majorité des modes d’action qui sont bon enfant. On voit de la solidarité”, reprend-il, sur RMC.
“IL FAUT ARRÊTER LES BLOCAGES”
“Il faut arrêter les blocages, arrêter les violences. C’est absolument essentiel que les cours puissent reprendre en présentiel”, lance Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, sur Franceinfo. “Les étudiants qui se trouvent actuellement en première année de licence sont un public très fragile. On risque d’avoir une hécatombe”, met-il en avant.
“NOUS SERONS INTRAITABLES”
“Nous ne laisserons rien passer, nous serons intraitables avec les délinquants, factieux, ceux qui cassent”, martèle Maud Bregeon, sur BFMTV. “On continuera d’être extrêmement vigilants sur le tracé des manifestations, sur la mise en place de couvre-feux, sur la manière dont on préserve les centre-villes, pour garantir aux commerçants d’avoir des Français qui réinvestissent les centre-villes”, lance la porte-parole du gouvernement.
REVALORISATION DE PROFESSEURS
“Je souhaite que les professeurs en milieu de carrière soient revalorisés”, indique Édouard Geffray.
DES SOLUTIONS POUR LES LYCÉES “CONFRONTÉS À UN TAUX D’ABSENCE NON REMPLACÉE” ÉLEVÉ
“Les lycées qui étaient confrontés à un taux d’absence non remplacée élevé – les lycées rouges – auront des solutions, ça c’est sûr”, affirme Édouard Geffray.
RÉSEAUX SOCIAUX
“Il ne s’agit pas d’avoir des coupures universelles et durables des réseaux sociaux. Mais aujourd’hui, certains réseaux très spécifiques sont utilisés par des casseurs pour, ponctuellement et localement, organiser la destruction systématique de biens ou l’atteinte à des lieux publics”, note Édouard Geffray sur LCI. “Dans ce contexte, (c’est normal) qu’il puisse y avoir une réflexion sur comment est-ce qu’on fait, de manière extrêmement périmétrée dans le temps et dans l’espace, pour éviter que ce genre de phénomènes arrivent”, poursuit le ministre de l’Éducation nationale.
“87 ÉTABLISSEMENTS DÉGRADÉS”
“On a eu 87 établissements qui ont subi des dégradations lourdes”, depuis le début du mouvement des lycéens, annonce Édouard Geffray sur LCI. “Le dernier pointage qu’on avait, les régions de France parlaient de 30 à 40 millions d’euros de dégâts”, poursuit le ministre de l’Éducation nationale.
“NOS LYCÉENS ONT BESOIN DE RÉUSSIR LEUR ANNÉE SCOLAIRE”
“Nos jeunes ont quand même besoin d’aller en cours. Il y a beaucoup de personnalités extérieures qui invitent au blocage mais nos lycéens ont besoin de réussir leur année scolaire”, martèle sur LCI Édouard Geffray, alors que la mobilisation des lycéens se poursuit malgré les récentes annonces du gouvernement.
“ON AURAIT SÛREMENT DÛ ÊTRE PLUS RAPIDES”
“On aurait sûrement dû être plus rapides (pour faire des annonces en faveur des lycéens). Après, on a voulu dialoguer, car nos lycéens nous disent qu’ils ont besoin d’être entendus”, reconnaît Édouard Geffray. Mais “les bases sont bonnes”, juge le ministre.
“SI ON S’ÉTAIT COUCHÉ DEVANT LFI…”
“Si on s’était couché devant LFI, on aurait abrogé Parcoursup. Les lycéens auraient dû candidater un par un en envoyant des dossiers papier dans les universités où ils voulaient aller”, lance le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray.
LA QUESTION DE PARCOURSUP
“Un groupe de réflexion sur Parcoursup travaille pour voir tout ce qui peut être modifié dès cette année. Il y a la question de la lettre de motivation, la question de l’explication systématique de refus, la transparence des algorithmes locaux…”, explique Édouard Geffray. “Après pour remplacer Parcoursup, il faut passer par la loi”, rappelle-t-il. “On sait promettre des transformations très profondes en 2027 et qu’on engage le remplacement de Parcoursup pour 2028. Après, si les gens qui arrivent en mai 2027 veulent tout jeter, ils pourront toujours tout jeter”, glisse le ministre, sur le plateau de LCI.
“PLAFONNER LES CLASSES”
“On va plafonner les classes de seconde à 28 élèves. Dans les 50% des établissements les moins favorisés à la rentrée 2027, dans les 50% suivants à la rentrée 2028. On va limiter la taille des groupes les plus importants en première et terminale”, explique Édouard Geffray. “On fait quelque chose de rationnel”, ajoute le ministre qui “ne veut pas mentir aux gens”.
“DÉFINIR UNE MÉTHODE DE TRAVAIL”
“Cet après-midi, on réunit les régions, les associations lycéennes et les lycéens. On va partager ensemble tous les diagnostics et définir la méthode de travail pour faire en sorte que tout le monde ait en tête ce que ça signifie en termes d’investissement”, annonce Édouard Geffray sur LCI.
“ON MET PRESQUE TROIS FOIS PLUS”
“Je suis un peu surpris quand on me dit que (les annonces du gouvernement) sont insuffisantes sans regarder ce que ça signifie”, souligne Édouard Geffray, sur LCI. “Quand on parle des 4 milliards d’euros mis à disposition des régions, je ne suis pas sûr que les gens savent ce que ça signifie. Au cours des dernières années, il y a 1,5 milliard de prêts qui ont été organisés par les régions. Là on met presque trois fois plus”, poursuit-il.
“IL NE FAUT PAS AVOIR PEUR DES LYCÉENS”
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, est l’invité de LCI ce matin. “Il ne faut pas avoir peur d’un mouvement social ou des lycéens. Il faut les entendre, et ensuite il faut les répondre”, poursuit le ministre de l’Éducation nationale. “D’ailleurs, la meilleure preuve que nous n’avons pas eu peur, c’est qu’on y a répondu de manière très structurée. On a pris le temps de les écouter, de les consulter. Et on répond point par point”, explique-t-il.
“LES LYCÉENS ONT L’INTENTION DE POURSUIVRE LEUR MOBILISATION ET ILS ONT RAISON”
“Il faut féliciter les lycéens. Leur mouvement commence à faire bouger le gouvernement. Mais les réponses apportées sont très largement insuffisantes”, déclare Manuel Bompard sur le plateau de France 2. “De ce que j’ai entendu, les lycéens ont l’intention de poursuivre leur mobilisation et ils ont raison”, affirme le secrétaire national de la France insoumise. “Si vous annoncez que vous allez mettre un terme à Parcoursup et que vous ne créez pas les places supplémentaires à l’université pour que tout le monde puisse avoir des affectations, ça sert à rien. Il faut aller bien plus loin”, appelle-t-il encore.
CE QU’IL FAUT RETENIR DE L’INTERVIEW D’EMMANUEL MACRON
Le chef de l’État a donné une rare interview à la chaîne HugoDécrypte mercredi. Il a évoqué la mobilisation lycéenne, appelant à un retour en cours dans le “calme” à la rentrée. Emmanuel Macron est aussi revenu sur l’attentat raciste de Trappes, déplorant un climat de “désinhibition”.
Limitation des réseaux sociaux, Parcoursup, racisme… Ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron
Politique
EMMANUEL MACRON APPELLE À LA REPRISE DES COURS DANS LE “CALME”
Emmanuel Macron a appelé hier à la reprise des cours dans les lycées “à la rentrée” de lundi “après les vacances de la Toussaint”, dans un entretien diffusé par la chaîne YouTube HugoDécrypte. “Je souhaite qu’à la rentrée, après les vacances de la Toussaint, les lycées puissent rouvrir parce que quand on parle de l’avenir de notre jeunesse, il faut qu’elle puisse reprendre les cours”, a dit le chef de l’État.
“Ce que je souhaite surtout c’est, compte tenu du fait que la jeunesse a été entendue, qu’elle puisse reprendre les cours, que le calme revienne et qu’on puisse rouvrir dans des bonnes conditions ces lycées”, a-t-il insisté, alors que le gouvernement a mis plusieurs mesures sur la table pour répondre à la crise lycéenne qui dure depuis des semaines.
Interrogé sur les blessures parfois graves dont ont été victimes de jeunes manifestants, certains ayant eu une main arrachée, d’autres ayant été éborgnés, Emmanuel Macron s’est dit “dans la compassion et le soutien à tous”.
“Évidemment que ça me fait mal quand je vois nos adolescents, nos jeunes qui sont frappés et qui subissent cette conséquence directe dans leur chair”, a poursuivi le président de la République, alors que la stratégie du maintien de l’ordre et la réponse policière aux mobilisations lycéennes ont été critiquées à gauche et par plusieurs ONG. “De la même manière j’ai vu des policiers qui étaient blessés, de très jeunes policiers”, a également mentionné le chef de l’État, pour qui “il faut maintenant revenir au calme des deux côtés”.
“À chaque fois que des policiers ont été engagés dans des actes qui n’étaient pas normaux, il y a des enquêtes qui ont été ouvertes”, a affirmé Emmanuel Macron.

COUPURE DES RÉSEAUX SOCIAUX ?
Le gouvernement a-t-il envisagé de demander aux opérateurs de couper l’accès aux réseaux sociaux lors des manifestations de samedi dernier ? Emmanuel Macron a évoqué hier des “discussions” menées par Sébastien Lecornu, sans en dire davantage. Selon le média en ligne Blast, le Premier ministre a demandé, deux jours avant la manifestation, “à Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom de se tenir prêts à couper l’accès à TikTok, Instagram, Snapchat et X”.
“Il y a eu des discussions qui ont été faites par le Premier ministre”, “il y a eu en tout cas une grande rigueur qui a été mise”, a éludé le chef de l’État, interrogé sur cette éventuelle coupure sur la chaîne YouTube HugoDécrypte. Il est resté évasif sur la teneur de cette discussion.
Le président a en revanche estimé que lors des manifestations du 17 octobre, marquées par un fiasco sécuritaire reconnu par l’exécutif, les plateformes avaient “assez moyennement” retiré “les contenus illicites” comme “l’appel au pillage”, ou “à la violence”, comme le leur demande la législation européenne.
Lors des manifestations suivantes, les plateformes “ont retiré une très grande partie” des contenus signalés par les autorités, a-t-il ajouté. “Il y a eu une bonne coopération samedi dernier en temps réel”, selon Emmanuel Macron.
IGPN SAISI
L’IGPN, la “police des polices”, a été saisie après la plainte d’un manifestant de 20 ans, grièvement blessé à une main à Toulouse lors de heurts samedi avec les forces de l’ordre, a indiqué hier soir le parquet.
Entendu dimanche dans le cadre d’une enquête pour “recherche des causes de blessures graves”, le jeune homme a porté plainte pendant l’audition, a déclaré à l’AFP le procureur de la République à Toulouse, David Charmatz.
Lundi, le parquet a saisi l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) du chef de “violences volontaires par une personne dépositaire de l’autorité publique suivie de mutilation ou infirmité permanente lors d’une manifestation sur la voie publique”, a-t-il encore affirmé. “Cette qualification ne présume en rien de la nature juridique exacte de l’infraction éventuellement commise (…) mais ouvre au plus grave comme c’est la pratique”, a-t-il précisé.
Au total, 1.435 personnes ont été interpellées en marge des manifestations pour le pouvoir d’achat et la défense des services publics samedi en France, a annoncé lundi le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, faisant état de 267 membres des forces de l’ordre blessés, et d’environ 150 manifestants blessés, dont trois “assez” grièvement à Toulouse, Reims et Clermont-Ferrand.
Le parquet de Lyon a quant à lui indiqué mardi avoir ouvert une enquête confiée à l’IGPN “pour recherche des causes des blessures” sur le cas d’un homme qui ne manifestait pas, mais a été blessé en marge des manifestations le 24 octobre à Lyon.
Bonjour et bienvenue dans ce live dédié à la situation économique et sociale en France. Retrouvez ici les dernières informations.
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Emmanuel Macron est revenu mercredi soir sur la refonte du système d’admission post-bac Parcoursup (nouvelle fenêtre), que le gouvernement a promis de remplacer d’ici deux ans, en insistant sur le besoin de “clarté sur les critères de choix”
des étudiants par les universités et les écoles. “On a un système avec Parcoursup qui est bien meilleur que ce qu’il y avait avant”
, a insisté le président de la République dans une interview accordée au média HugoDecrypte et diffusée sur Youtube. Mais ce système “crée de la défiance, donc on doit le refonder”
, a complété le chef de l’État.
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La plateforme d’orientation pour les études supérieures est très critiquée depuis le début du mouvement, et connaîtra une “évolution forte”
dès la rentrée 2027, avec plus de clarté concernant les algorithmes, “avant un remplacement en 2028”
qui nécessitera le vote d’une loi au Parlement, a indiqué le gouvernement cette semaine pour répondre à la crise lycéenne. Si Parcoursup a le mérite de ne pas faire de “tirage au sort”
parmi les étudiants et d’être “beaucoup plus transparent”
que les systèmes précédents, il doit être largement amélioré concernant “la clarté sur les critères de choix”
, a insisté Emmanuel Macron. “Ce qui ne va pas, c’est qu’on fait croire à tout le monde que si on a 100 % de place à l’université, l’avenir sera rose, c’est pas vrai”
, a ajouté le président.
Réunion entre Nuñez et les organisations lycéennes
Dans le même temps, les représentants des organisations de lycéens seront reçus ce jeudi par Laurent Nuñez avant une nouvelle journée de mobilisation prévue ce samedi, a appris l’AFP auprès de l’entourage du ministre de l’Intérieur. La rencontre est prévue à 15H à Beauvau, a-t-on ajouté.
Mais l’Union syndicale lycéenne (USL) et l’organisation Les Lycéens ! ont prévenu qu’ils ne participeraient à cette réunion que si les organisations étudiantes sont également présentes. “Nous ne serons présents à cette réunion que si les organisations étudiantes sont avec nous, car sur cette mobilisation, ils sont aussi victimes”
, a affirmé sur BFMTV Ryad Rani, président de l’USL. “Si les étudiants sont absents, nous partirons”
, a également déclaré à l’AFP Louis Létoublon, vice-président de Les Lycéens!
Depuis le début de leur mouvement mi-septembre, les lycéens accusent les forces de l’ordre de violences, tandis que le ministre défend une action “proportionnée”
de ses troupes pour mettre fin aux blocages des établissements. Près de cinquante enquêtes ont été ouvertes par l’IGPN, “la police des polices”. 36 l’ont été dans le cadre du mouvement lycéen, 8 pour des faits de violences qui auraient été commis par des forces de l’ordre lors des violences et pillages massifs des 17 et 18 octobre, et 4 pour des faits commis le 24 octobre. Plusieurs adolescents ont été grièvement blessés lors de ces violences.
À plusieurs reprises, le ministre de l’Intérieur a été mis en cause par la gauche pour sa stratégie de maintien de l’ordre, qui, selon ses détracteurs, ne tient pas compte du jeune âge des lycéens.
